Danseurs et musiciens

Le personnel musical était nombreux et apprécié au palais royal. On sait par exemple qu'Amenhotep II fit ramener 270 musiciens d'origine asiatique avec leurs instruments d'or et d'argent.
La compétence des musiciens, non seulement en tant qu'exécutants mais également comme compositeurs, pouvait les élever à une position enviable au sein de la société.
Certains d'entre eux nous sont connus parce qu'ils sont représentés dans la tombe de hauts personnages, d'autres parce que leur talent leur permit d'acquérir les moyens de se faire construire leur propre monument.

Ainsi un certain Khoufouankh (Ve dynastie), "chanteur, directeur des chanteurs et flûtiste de la Cour" eût le privilège de construire son tombeau à proximité des pyramides de Gizeh.

Danseuses, tombes de NébamonSi la fonction administrative de "surintendant des chanteurs du palais", de "directeur des chanteurs du palais" ou de "directeur de tous les beaux divertissements du roi" n'exigeait pas nécessairement de compétences musicales particulières, on peut imaginer que les titres de "professeur" et "d'instructeur des chanteurs royaux" étaient des activités de musiciens. Ceux-ci enseignaient l'aspect technique de leur profession et les formes musicales du passé.

La danse et la musique étaient des disciplines dispensées dans des établissements dépendant du palais ou dans des écoles spécialisées comme celle de Memphis. Les élèves y côtoyaient des professeurs de chant, des chefs d'orchestre, des chironomes-rythmiciens, des chorégraphes et des compositeurs.

Ces fonctions n'étaient pas exclusivement réservées à la gente masculine. La dame Hem-Rê portait les titres de "surintendante des chanteuses" et de "surintendante des femmes du harem". Les danseuses et les musiciennes faisant généralement partie du harem.

La plupart des grandes demeures possédaient aussi leur propre troupe de musiciens et de danseuses ou, au besoin, faisaient appel à des artistes professionnels pour égayer les banquets et les réjouissances privées.

Nous ignorons les limites des fonctions des jeunes filles, chanteuses et musiciennes, qui distrayaient les invités à l'occasion de fêtes qui finissaient parfois dans l'exubérance.
Par contre les Égyptiens associaient fréquemment musique et sexualité et l'on sait que les prostituées pouvaient recourir à leurs talents de musicienne pour séduire le client.


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