Apophis (Apopis)

Personnification du mal, du chaos et de l'ensemble des forces destructrices cherchant à anéantir la création divine, Apophis est représenté sous la forme d'un serpent gigantesque. Son nom (Aapep ou Aapef en égyptien) signifierait "géant" ou "serpent géant".

Il serait né d'un crachat du démiurge que les dieux primordiaux auraient rejeté, le condamnant ainsi à une perpétuelle révolte.
Apophis hante un lieu situé au-delà du monde créé, symbolisant la non-existence, où se retrouvent les ennemis des dieux et les pécheurs qui ont été condamnés par le Jugement des morts.

Le chat de Rê tuant le serpent ApophisQuotidiennement, il sort des ténèbres afin de tenter de faire échouer la barque solaire voguant sur le Noun, cherchant ainsi à mettre fin au processus de création. Les ondulations de son corps sont d'ailleurs assimilées aux buttes de sable que le Nil laissait apparaître au moment des hautes eaux et qui étaient susceptibles de faire chavirer les bateaux.

Plusieurs divinités sont chargées, aux côtés de , de repousser ses agressions :

- Isis, debout à l'avant de la barque solaire, utilise ses talents de magicienne pour priver le serpent de ses sens dans le but de le désorienter.

- Seth, même s'il est parfois identifié à Apophis en tant qu'Ennemi Divin, a été désigné par pour défendre la barque divine à l'aide d'un harpon.

- Le chat de , avatar de la déesse Bastet, décapite le serpent au moyen d'un couteau.

Lutte contre le serpent ApophisDans la vie quotidienne, des rites d'envoûtement étaient destinés à repousser Apophis et les autres puissances hostiles. De petites figurines fabriquées à l'effigie d'une des formes animales adoptées par le serpent (hippopotame, tortue, oryx) sur lesquelles était gravé le non d'Apophis étaient lacérées et jetées au feu.
Son image était généralement représentée ligotée, découpée ou transpercée de flèches.
Dans l'Au-delà, les formules contenues dans les textes funéraires, dont notamment le chapitre XXXIX du Livre des Morts intitulé "Pour repousser le serpent Apophis" (Papyrus Bremmer-Rhind du IVe siècle conservé au British Museum) permettaient au défunt de contrer l'animal maléfique.

Si Aphopis est toujours vaincu, son sang teintant quotidiennement le ciel de rouge au lever et au coucher du soleil, il n'est jamais détruit, signe que les forces destructrices ne peuvent être supprimées mais seulement contenues, et qu'elles constituent une menace perpétuelle pour le monde organisé.


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